la sélection papier-mâché de Chris Lomon

mars 18, 2011

riccardo muti – verdi – va pensiero

Filed under: arts plastiques,Coup de gueule,Diversité,Résistance,Sagesse — chrislomon @ 12:29

mars 11, 2011

jean bart – dunkerque

Filed under: arts plastiques,Résistance — chrislomon @ 1:39

Jean Bart by Jean-Leon Gérome, 1862

février 25, 2011

xavier beauvois – des … et des…

Filed under: Coup de gueule,Diversité,Foi,Mystique,Poésie,Résistance,Sagesse — chrislomon @ 2:58

février 23, 2011

marc ogeret – chanson de craonne -1917

Filed under: Coup de gueule,Diversité,Poésie,Résistance — chrislomon @ 2:15

Quand au bout d’huit jours, le r’pos terminé,
On va r’prendre les tranchées,
Notre place est si utile
Que sans nous on prend la pile.
Mais c’est bien fini, on en a assez,
Personn’ ne veut plus marcher,
Et le coeur bien gros, comm’ dans un sanglot
On dit adieu aux civ’lots.
Même sans tambour, même sans trompette,
On s’en va là haut en baissant la tête.


Adieu la vie, adieu l’amour,
Adieu toutes les femmes.
C’est bien fini, c’est pour toujours,
De cette guerre infâme.
C’est à Craonne, sur le plateau,
Qu’on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous condamnés
C’est nous les sacrifiés !

Huit jours de tranchées, huit jours de souffrance,
Pourtant on a l’espérance
Que ce soir viendra la r’lève
Que nous attendons sans trêve.
Soudain, dans la nuit et dans le silence,
On voit quelqu’un qui s’avance,
C’est un officier de chasseurs à pied,
Qui vient pour nous remplacer.
Doucement dans l’ombre, sous la pluie qui tombe
Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes.

C’est malheureux d’voir sur les grands boul’vards
Tous ces gros qui font leur foire ;
Si pour eux la vie est rose,
Pour nous c’est pas la mêm’ chose.
Au lieu de s’cacher, tous ces embusqués,
F’raient mieux d’monter aux tranchées
Pour défendr’ leurs biens, car nous n’avons rien,
Nous autr’s, les pauvr’s purotins.
Tous les camarades sont enterrés là,
Pour défendr’ les biens de ces messieurs-là.

Ceux qu’ont l’pognon, ceux-là r’viendront,
Car c’est pour eux qu’on crève.
Mais c’est fini, car les trouffions
Vont tous se mettre en grève.
Ce s’ra votre tour, messieurs les gros,
De monter sur l’plateau,
Car si vous voulez la guerre,
Payez-la de votre peau !

robert rocca – gaston claret- 1949 – ils en sont tous

Filed under: Diversité,Erotisme,Poésie,Résistance — chrislomon @ 1:54

C’est une petite ville aimable, comme chez nous on en voit tant
Une grand’ rue, une place adorable avec une fontaine au mitan
Une petite église qui s’embête, une mairie qui sent l’renfermé
Une petite gare où l’train s’arrête quand le chauffeur est bien luné
C’est une petite ville accueillante où l’ciel est clair, où l’air est doux
Mais l’chef de gare, à la descente, vous dit tout d’suite « Bonjour mon chou »
Dans c’pays-là, ils en sont tous

Le boucher commença l’histoire, un jour qu’il emm’nait son commis
Chercher d’la viande aux abattoirs, il l’appella « Mon p’tit chéri »
Le lendemain ce fut l’notaire qui, devenu soudain nerveux,
Fit appeler son premier clerc pour lui dire qu’il avait d’beaux yeux
Le clerc qui frise la soixantaine remercia, troublé, et rougit
Ajoutant avec un peu d’gêne « Le gendarme me l’a déjà dit »
Dans c’pays-là, ils en sont tous

L’habitude fut bientôt prise de prêcher l’amour du prochain
Toute la ville s’y est mise, c’est bien là le mot qui convient
Parfois, dans la nuit qui commence, on entend la voix d’un chanteur
C’est l’facteur qui chante une romance sous les f’nêtres du marchand d’couleurs
Mais, s’il y a souvent des drames, un soir l’épicier un peu gris
Fut trouvé couché près d’sa femme, il a dû quitter le pays
Dans c’pays-là, ils en sont tous

Un jour, est venu de passage un monsieur nommé Paul Dupont,
Ses initiales sur ses bagages ont fait aussitôt sensation
Tout l’pays lui courait derrière, il a eu peur d’un mauvais coup
Il est allé voir l’commissaire, l’commissaire l’a pris sur ses g’noux
Et comme c’est un homme habile, Dupont fut bientôt consolé
Il vient d’louer une maison en ville et il n’parle plus de s’en aller
Dans c’pays-là, ils en sont tous

Evidemment les femmes sont tristes, elles n’ont plus d’mari ni d’amant
Elles n’comptent plus qu’sur l’séminariste qui va rentrer du régiment
Pour l’instant y a que l’petit Jacques qui soit encore un vrai garçon
Comme il a eu six ans à Pâques, on peut pas se faire d’opinion
Faut voir de quel amour sincère, elles entourent le moutard
Elles le soignent bien car elles espèrent se l’mettre de côté pour plus tard
Dans c’pays-là, ils en sont tous

Y a bien l’vieux curé qui s’occupe de remettre tout l’monde sur l’droit ch’min
Mais comme il dit « Avec mes jupes, qu’est c’que j’peux avoir comme tintouin »
L’soir, quand il rentre au presbytère, sur sa bécane il est inquiet
Ils s’mettent tous à plat ventre par terre pour tâcher de voir ses mollets
Ils sont si nombreux à confesse, l’curé trouve ça si peu normal
Qu’il envisage avec tristesse de faire blinder le confessionnal
Dans c’pays-là, ils en sont tous

C’est une charmante ville de France où l’ciel est clair, où l’air est doux
Messieurs, passez-y vos vacances si vous vous sentez sûr de vous
Sous la verdure qui la cache, la petite rivière coule sans bruit
Si vous avez de belles moustaches, l’hôtelier vous fera des prix
Et loin des orages qui grondent, vous découvrirez, satisfaits,
Qu’il existe un coin dans le monde où les hommes vivent en paix
Dans c’pays-là, ils en sont tous

frédéric dard – laurent heynemann – jeanne moreau – la vieille qui marchait dans la mer – 1991

Filed under: Coup de gueule,Diversité,Erotisme,Poésie,Résistance — chrislomon @ 1:07

novembre 10, 2010

avec le temps…

novembre 7, 2010

keith haring – saint-eustache – paris

Filed under: arts plastiques,Diversité,Erotisme,Foi,Mystique,Résistance,Sagesse — chrislomon @ 11:53

glorious 80’s -aids, drugs and dance…keith haring – bill t jones

Filed under: arts plastiques,Diversité,Erotisme,Poésie,Résistance — chrislomon @ 11:48

flower of scotland

Filed under: Coup de gueule,Diversité,Résistance — chrislomon @ 6:00
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flower of scotland lyrics commemorate the defeat of Edward II at Bannockburn in 1314

O flower of Scotland
When will we see your like again
That fought and died for
Your wee bit hill and glen
And stood against him
Proud Edward’s army
And sent him homeward
Tae think again

The hills are bare now
And autumn leaves lie thick and still
O’er land that is lost now
Which those so dearly held
And stood against him
Proud Edward’s army
And sent him homeward
Tae think again

Those days are passed now
And in the past they must remain
But we can still rise now
And be the nation again
That stood against him
Proud Edward’s army
And sent him homeward
Tae think again

traduction

Ô Fleur d’Écosse
Quand reverrons-nous
Les hommes dignes
Ceux qui se sont battus et sont morts pour
Des minuscules collines et vallées
Et se sont dressés contre lui
Le fier Edouard et son armée
Et l’ont renvoyé chez lui
Pour qu’il y réfléchisse à deux fois.

Les collines sont désertes à présent
Et gisent les feuilles d’automne en un manteau épais et silencieux
Recouvrant un pays aujourd’hui perdu
Si chèrement défendu par ces hommes
Ceux qui se sont dressés contre lui
L’armée du fier Edouard
Et l’ont renvoyé chez lui en angleterre Pour qu’il y réfléchisse à deux fois.

Désormais, ces temps sont du passé
Et dans le passé ils doivent demeurer
Mais nous pouvons encore nous lever
Et redevenir cette nation
Qui s’était dressée contre lui
Le fier Edouard et son armée
Et l’a renvoyé chez lui
Pour qu’il y réfléchisse à deux fois.

Ô Fleur d’Écosse
Quand reverrons-nous
Les hommes dignes
Ceux qui se sont battus et sont morts pour
Tes minuscules collines et vallées
Et se sont dressés contre lui
Le fier Edouard et son armée
Et l’ont renvoyé chez lui
Pour qu’il y réfléchisse à deux fois.

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